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Le Jeu est de retour !
Mardi, 07 Février 2012 05:16
Vous n'y croyiez plus ? Et pourtant si ! Le revoilà ! Le jeu est enfin de retour.
Alors si vous désirez gagner votre place pour la projection de "L'An 01",
dépêchez-vous et cliquez ici !
 
C'est l'An 01 ! Faites un pas sur le côté le mercredi 8 février à 20h
Mercredi, 01 Février 2012 22:31

« On arrête tout, on réfléchit, et c’est pas triste… ». L’An 01 narre un abandon utopique, consensuel et festif de l’économie de marché et du productivisme. Financé grâce à la bonne volonté des lecteurs de Charlie-Hebdo, ce film reste emblématique de la contestation des années 1970.

« L’An 01 est un film d’auteur, mais c’est aussi un film « de Gébé » affirme sans ambages le cinéaste qui a conçu et réalisé le film sous le signe du spontanéisme puisque ceux qui, dans l’entourage de Gébé et de Doillon, ont eu envie de collaborer, ont pu donner leurs idées et les jouer. Ces trouvailles enfilées volontairement de façon fantaisiste composent ainsi une accumulation de saynètes de théâtre de rue conservées sous forme d’ébauches inachevées. Bien ancrée dans la mouvance de l’idéologie post-soixante-huitarde, L’An 01 est une parabole de Gébé traitée avec la désinvolture propre à lui conserver son aspect attrayant, sorte d’antidote du Tout va bien de Godard réalisé la même année, et faisant la nique à l’ennui pontifiant de l’essentiel du cinéma des collectifs militants (…) Fable « d’inspiration anarchisante, mettant l’accent sur un ras le bol » aux antipodes du « réalisme critique » à l’œuvre dans les diverses formes du cinéma engagé, L’An 01 tente de promouvoir de nouvelles valeur telles que le bonheur, le plaisir, la fête, le dialogue, les rapports humains, cette aspiration à changer la vie n’étant pas sans intérêt car assez neuve dans le cinéma. Si l’appel à l’imagination au pouvoir incitant à tout réinventer manque un peu d’enthousiasme de la part de ces gauchistes « sympa » entravés par un instinct grégaire style « tribu », le vaste chantier de cette table rase ne manque pas néanmoins d’apparaître assez vertigineux. L’état des lieux « zéro » induit en effet implicitement un gigantesque programme potentiel en balayant radicalement toute notion d’héritage. Il n’y a rien à garder, tout est à jeter et si l’on transpose le constat social et politique sur le plan du cinéma, cela voudrait dire « foin de Nouvelle Vague, de jeune cinéma ou de cinéma moderne, tout est à recommencer ! ». »

René Prédal, Jacques Doillon, trafic et topologie des sentiments, Paris/Condé-sur-Noireau, Cerf/Corlet, « 7 e Art », 2003, p. 36 et 38

Mise à jour le Mercredi, 01 Février 2012 22:35
 
Visitez Alphaville - mercredi 1er février à 20h
Mercredi, 25 Janvier 2012 22:10
L'agent secret Lemmy Caution (Eddie Constantine), personnage tout droit sorti d'un film noir américain mais par ailleurs servi à la sauce française, est envoyé à Alphaville pour liquider le professeur Vonbraun (Howard Vernon), inventeur de l'ordinateur fasciste Alpha 60 qui dirige cette société aux forts relents orwelliens en lutte constante avec l'art et l'amour. Dans cette ville inhumaine peuplée de femmes fatales qui ont un numéro de série tatoué sur le corps, de pauvres camés qui grignotent inlassablement des Kellog's Smacks et où l'on ignore le sens du mot conscience, cette grande gueule qui ne vit que pour l'or et les femmes fait figure de sérieux anachronisme. Peut-être est-ce pour cette raison qu'il intrigue la belle Natasha Vonbraun (Anna Karina), fille de l'éminent savant qui pourrait bien être la clé de la mission de Caution. Film de science-fiction tourné à grand renfort d'imagination plutôt que d'argent, Alphaville jongle alertement entre de grands élans philosophiques et la parodie pince sans rire sans jamais perdre le sérieux. Critique poétique des régimes totalitaires encore fort pertinente aujourd'hui, le film demeure une oeuvre clé du parcours créatif de Godard, l'une de ses plus limpides et ludiques.[...] (Alexandre Fontaine Rousseau)
 
Êtes-vous affreux, sales et méchants ? - mercredi 25 janvier à 20h
Dimanche, 22 Janvier 2012 22:30
Ames délicates, passez votre chemin !

Ce film, irritant comme du poil à gratter, est un coup de poing à l'estomac, une brique envoyée à la face du pouvoir en place, responsable des bidonvilles. Derrière la "fable", derrière l'histoire de cette famille qui se déchire, on reconnaît la parabole. Et le message suivant, adressé à la bourgeoisie : ils sont affreux, sales et méchants, et c'est de votre faute. [...]

C'était (et c'est toujours) un film dérangeant parce que Scola n'avait tout bonnement pas cherché à enjoliver la réalité. Contrairement à la vision idéalisée du pauvre que propose Vittorio de Sica dans Le Voleur de bicyclette ou dans Miracle à Milan, Scola, qui admire son aîné, préfère décrire la réalité d'une société à la fois victime et dépendante du système. Faire un film réaliste, mais ni misérabiliste, ni militant et sans slogans paternalistes.

"On croit qu'il est de mauvais goût de rire de la misère, de la crasse, de la violence qu'engendre cette plaie" , pouvait-on lire dans le journal L'Humanité en 1976. "Mais c'est un raisonnement de ventre-plein à mauvaise conscience. Devant l'étalage des bidonvilles, il y a une double attitude. L'une est charitable, chrétienne : il faut avoir pitié et donner aux pauvres gens. L'autre est quelque peu gauchiste, mais pas forcément éloignée de la première : il faut donner une conscience à ces victimes et les pousser à la révolte. Il y a pourtant une pensée intermédiaire et c'est celle qu'utilise Scola : aussi triste que soit leur situation, aussi douloureuse que puisse être leur angoisse, les ‘pauvres’ n'ont aucune raison de ne pas savoir rire, de ne pas être roublards, méchants, sadiques, sans scrupules, exactement comme le sont les riches !".[...]

Engagé, férocement drôle, parfois tendre mais toujours impitoyable, Affreux, sales et méchants est un de ces films impossibles à oublier et qui se laissent voir et revoir, avec à chaque fois le plaisir d'une nouvelle découverte, un détail passé inaperçu lors d'un précédent visionnage. [...] (Carlotta Montay, dvdclassik).
 
Maudits semaine !
Mercredi, 18 Janvier 2012 01:42
du mardi 17 au samedi 21 janvier, le Centre Culturel déploie la bannière du Cinéma Bis et vous présente son Festival des Maudits Films ! Noir&Blanc ou couleurs, courts ou longs, d'hier ou d'aujourd'hui, pour rire, pleurer ou se faire peur, les films de la programmation sont là, prêts à être (re)découvert pour votre plus grand plaisir ! alors pour tout savoir, cliquez ici !
 
Êtes-vous un Fanfaron ? - mercredi 11 janvier, à 20h
Samedi, 07 Janvier 2012 09:01
fanfaronaff1Début des années 60, l’Italie s’émancipe au son du twist, du consumérisme et de l’urbanisation. Dino Risi brosse des portraits hauts en couleurs de ses compatriotes dans des ambiances sonores cacophoniques. La rencontre entre ce fanfaron extraverti et cet étudiant timoré donne lieu à des scènes pleines de truculence de la part d’un Vittorio Gassman complètement habité par son rôle. Ces deux nouveaux amis deviennent inséparables malgré leur différence de personnalité. Le flambeur vit dans l’instant des émotions fortes et s’impose avec vulgarité partout où il passe. Son compagnon intraverti interprété par Jean-Louis Trintignant s’interroge sur sa vie tout en retenue et tente de se désinhiber en l’imitant. La relation devient destructrice dès que celui-ci passe de l’autre côté de la barrière. Dino Risi porte un regard à la fois inquiet et ironique sur la société italienne en mutation. [l'Oeil sur l'écran].
 
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