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Rendez-vous

le 29 septembre

pour la rentrée du CCC !!!

à 20h
salle Juliet Berto

 

 

mercredi 12 mai, transformez-vous en "Fury"
Jeudi, 06 Mai 2010 00:19
Fury est le premier film que Fritz Lang tourna après son départ précipité de l’Allemagne Nazie où Hitler voulait faire de lui le cinéaste du Reich et son épouse et scénariste Théa Von Harbou avait succombé à la folie générale et s’était ralliée à la cause totalitariste qui embrasait le pays. On y sent toute sa rage contre ce système liberticide, faisant la part belle aux délires collectifs, et son envie de dire au peuple américain qu’un tel glissement n’est finalement pas si impossible que cela.

Fury nous propose de suivre l’histoire de Joe Wilson (Spencer Tracy), un honnête garagiste qui travaille dur pour avoir les moyens d’épouser sa petite amie Katherine Grant (Sylvia Sydney) dont il vit séparé. Alors que leurs finances leurs permettent finalement de se marier, Joe va se retrouver accusé dans une sombre affaire alors qu’il passe simplement dans une petite ville. Après qu’il ait été mis sous les verrous par malchance, une foule en colère va en faire son bouc emissaire dans une sombre affaire locale, attaquer la prison et y mettre le feu pour assouvir sa soif de justice immédiate. Joe va miraculeusement survivre à l’incendie de la prison et profiter du fait que tout le monde le croit décédé pour fomenter sa vengeance avec l’aide de ses deux frères.

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De cette trame terrible Fritz Lang retient surtout, comme à son habitude, les questions morales qui en découlent. La foule déchainée l’intéresse autant que la réaction de Joe et son changement radical d’attitude après sa mise à mort manquée. Ainsi le sujet du film n’est pas le « lycnhage » de Joe à proprement parler, mais bel et bien ce qui pousse les êtres humains (en nombre ou solitaires) à passer de l’autre côté de la barrière de la morale, et ce quel qu’ait été leur attitude ou leur état d’esprit avant ce passage à l’acte. Dans le cas de la foule vindicatrice, la mise en scène du lynchage exprime tout ce qui peut se passer dans la tête des participants qui se montent la tête les uns les autres et du fait de cette impression de puissance sans limites due au nombre de lyncheurs, s’enhardissent de plus jusqu'à aller commettre l’irréparable alors même que leurs intentions de départ n’étaient pas telles.

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Certes Lang s’y montre moins subtil que dans d’autres de ses films mais la puissance visuelle et l’impression de vérité qui s’en dégagent font vraiment froid dans le dos tant la progression de la haine et la montée en puissance du délire collectif sont montrées avec lucidité. Grace à sa science du cadrage et du montage, il fait vivre en direct au spectateur une sorte d’excitation collective qui peut certes paraître bien exagérée de nos jours, mais qui avaient lieu assez fréquemment semble t’il à cette époque. Trouver un bouc émissaire quelconque et lui faire payer le prix de toutes les haines et frustrations de la foule semble totalement injuste et inhumain d’un strict point de vue moral, mais dans la pratique il semble que ce soit un exercice hautement défoulatoire et jubilatoire sur le moment dont Lang a su montrer tout le mécanisme avec précision et objectivité, ce qui n’en rend cette longue scène que d’autant plus glaçante.

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Mais le film s’intéresse ensuite à Joe qui d’homme honnête et sincère va passer à un comportement de rage (certes compréhensible) que plus rien ne parviendra à calmer. Cet homme a changé du tout au tout et si la façon dont Fritz Lang nous le montre est à notre gout trop rapide, il n’en reste pas moins que sa nouvelle personnalité obsessionelle est aussi effrayante que les réactions de la foule vengeresse. Spencer Tracy exprime avec force toute la colère de Joe qui n’a plus qu’un seul objectif : se venger coute que coute. Mais ce qui intéresse Lang ce n’est clairement pas le résultat mais davantage jusqu’où peut conduire un tel comportement obsessionnel, à quel point la morale et l’éthique pourtant essentielles au maitien d’une démocratie sont facilement balayées d’un revers de main par un homme en colère.

[…] Fury est une œuvre nécessaire, une mise en garde virulente d’un homme ayant réussi à s’échapper inextremis d’un pays en proie aux mêmes maux que la foule vengeresse dont il parle dans son film. La démonstration que Lang fait de la necessité de penser avant d’agir, de toujours remettre en question et en perspective ses décisions est un exemple d’utilisation intelligente de toutes les composantes cinématographiques afin d’offrir un spectacle qui va plus loin que le simple divertissement et s’incrit dans un cadre éducatif.

fury

Un spectacle cinématographique capable de faire réflechir le spectateur sans utiliser de grosses ficelles mélodramatiques […] est une rareté qu’il est à notre avis important de faire découvrir. Seules les grandes différences dans la sensibilité de l’époque de tournage et la notre pourront créer un sentiment de naiveté dans l’esprit des spectateurs les plus jeunes ou les moins habitués à regarder de « vieux films ». Mais il n’y a point à douter que devant la force évocatrice de la mise en scène objective de Fritz Lang, l’intensité maitrisée du jeu de Spencer Tracy et l’intelligence comme la pertinence des problèmes moraux soulevés par le personnage de Joe, les réticences inévitables dues à l’age du film seront balayées. (DVDenfrancais.com)

fury

Mise à jour le Jeudi, 06 Mai 2010 00:24
 
Mercredi 5 mai, c'est la guerre des sexes avec "Madame porte la culotte"
Jeudi, 29 Avril 2010 00:06
Qui d’autre à Hollywood aura su mieux parler des femmes que George Cukor ? Toutes les plus grandes ont tourné sous sa direction, d’Ingrid Bergman à Audrey Hepburn, de Greta Garbo à Marilyn Monroe, sans oublier sa muse d’entre les muses, la majestueuse Katharine Hepburn que l’on retrouve ici- même dans Madame porte la culotte. Cette-dernière, avec l’âge, a su développer une aura tout à fait unique. Bien que femme, son élégance et sa posture invitaient à la considérer à l’égal de l’homme. Tant et si bien qu’à l’aube des années 50, elle devient l’icône du féminisme. L’occasion pour Cukor de traiter le thème à vif, en transposant à l’écran le couple que forment à la ville Katharine Hepburn et Spencer Tracy.

madame

Le procureur Adam Bonner (Tracy) se voit confier une affaire de tentative de meurtre : une femme a suivi son mari jusqu’au domicile de sa maîtresse pour ensuite tenter de le tuer d’un coup de révolver. Amanda (Hepburn), avocate et épouse de Bonner, décide de défendre l’accusée. Les deux juristes, malgré leurs efforts, en viendront à laisser l’affaire qui les oppose dans leur travail empiéter sur leur vie privée.

madame


Madame porte la culotte est loin d’être le film le plus drôle de George Cukor. Peut-être parce que ce n’est pas une comédie en soi mais plutôt un mélange de genres. Certes, l’aspect comique est bien présent, lié principalement à la relation Tracy-Hepburn, mais l’incursion vers le « film à procès » est également à souligner, un genre bien américain qui n’a jamais perdu de sa popularité outre-Atlantique. L’occasion pour Cukor de mettre en parallèle la justice et le mariage, et par conséquent l’homme et la femme. La femme est-elle à l’égal de l’homme face à un tribunal ? Telle est la question que soulèvera Katharine Hepburn, jusqu’à en arriver à convaincre son auditoire en renversant la balance. A Spencer Tracy de souligner (sans pour autant se faire entendre) que la justice est la même pour tous, la femme n’ayant pas plus de droits que l’homme pour transgresser les lois. Certes, Cukor parle « féminisme », mais malgré son habitude à toujours défendre le sexe faible, il n’est pas féministe pour autant. Il faut voir avec quel détachement il met en avant sa muse. Puisqu’elle est celle dont le point de vue compte majoritairement, Cukor la suit comme un petit toutou, tout en soulignant par-ci par-là les petites manigances assez sournoises via lesquelles elle séduit son auditoire, qu’il en soit des jurés, mais également de son époux (l’illustration par excellence étant la scène à la maison où en proie à une crise de larmes elle apitoie son époux avant de lui balancer un coup dans le tibia). […] On sait à quel point Cukor a souvent eu des différents avec ses acteurs (la fameuse engueulade avec Clark Gable sur Autant en emporte le vent), et bien il semble enfin avoir trouvé son double cinématographique en la personne de Spencer Tracy. Il est pour l’égalité des hommes et des femmes. Point barre. […] (lalanterne.canalblog.com)

madame

 

madamemadame

Mise à jour le Jeudi, 29 Avril 2010 01:41
 
mardi 27 avril, soirée "Courts - Métrages"
Mardi, 20 Avril 2010 20:39
Mardi 27 avril à 20h

Salle Juliet Berto
Soirée Courts-métrages

SUP D'ÉLEC
un film de Pierre-Yves Hampartzoumian

BIRDS GET VERTIGO TOO
un documentaire de Sarah Cunningham

Ainsi que la diffusion des bandes-annonces de L'OUBLIÉ et de STRIPES

Entrée libre : donnez ce que vous voulez !!!
 
mercredi 7 avril, menez l'enquête dans "L'Affaire Thomas Crown"
Jeudi, 01 Avril 2010 00:29
Thomas Crown réunit une équipe pour dévaliser une banque. Aucun de ses hommes ne connaît son identité. Le hold-up réussit, et la police piétine. Jusqu'à l'arrivée du détective de la compagnie d'assurances... une ravissante jeune femme ! La mise en scène, qui a fait sensation à l'époque, cède à des effets de mode, notamment l'écran divisé en plusieurs parties. Pourtant, c'est son côté clinquant qui fait le charme de ce film, avec la musique de Michel Legrand et les chassés-croisés du scénario. Et, surtout, Norman Jewison, à l'instar d'Alfred Hitchcock, met sur le même plan suspense policier et suspense érotique. Ainsi, la célèbre partie d'échecs entre McQueen et Dunaway reste un grand moment : « Je me suis mis à filmer cette partie d'échecs comme une partie de jambes en l'air », dit le réalisateur. L'affrontement des deux stars devient alors un jeu du chat et de la souris très séduisant. Un film superficiel, mais très divertissant. (Philippe Piazzo  télérama.fr)

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Thomas Crown (Steve McQueen), playboy financier américain, organise un hold-up pour tromper son oisiveté. Tout se déroule parfaitement, et les enquêteurs piétinent. Mais Vickie Anderson (Faye Dunaway), détective engagée par la compagnie d'assurance de la banque, commence à le soupçonner.
Attiré par la jeune femme, Thomas Crown entre alors dans un jeu de séduction dangereux avec la jeune femme.
(...) La scène du baiser entre Steve Mc Queen et Faye Dunaway dure environ une minute! Elle est aujourd'hui presque aussi connue par les amateurs de cinéma que le film lui-même.
Sean Connery était d'abord pressenti pour jouer le rôle de Thomas Crown, mais il déclina l'offre. Plus tard, il avoua regretter cette décision. Nous un peu moins, tant McQueen est crédible dans cette prestation.

De l'aveu même de Steve McQueen, ce rôle de gentleman cambrioleur fut son préféré. C'est dire à quel point il estimait le film. Et il est vrai que nous avons là quelque chose de bonne facture, avec des acteurs attachants. Le remake n'est pas complètement mauvais, mais son ambition de faire aussi bien que son aîné était difficile à réaliser.Le scénario de cette première version est efficace, et même la musique y est réussie (Oscar 1969 de la meilleure musique).
Bref, il s'agit là d'un bon film, que je vous recommande (…) (Classiqueducinéma.com)

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Mise à jour le Jeudi, 01 Avril 2010 00:42
 
mercredi 28 avril, redécouvrez vos sens avec "Shortbus"
Jeudi, 22 Avril 2010 00:17

Shortbus suit plusieurs personnages new-yorkais dans leur quête obsessionnelle du désir sentimental et sexuel. Ils se retrouvent tous au Shortbus, un lieu hors-norme où politique, art et sexe se mélangent. Le sexe, comme prétexte pour renouer avec l’autre ? C’est ce que propose John Cameron Mitchell : Shortbus est ainsi l’émanation imaginaire d’une sorte de carrefour des turbulences amoureuses ; un espace utopique où se croisent des destinées et où se dénouent des fantasmes [...]

shortbus

En exergue du film, une explication : « Le nom « Shortbus » évoque le célèbre car scolaire que connaissent tous les petits Américains. Les enfants « normaux » empruntent le schoolbus, le long bus jaune. Le Shortbus, plus court, qui le suit de près, est réservé aux handicapés, aux enfants caractériels ou aux surdoués, à tous ceux qui sont hors-norme et qui ont besoin d’une attention particulière ».

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Le Shortbus de JCM est conçu comme un espace de réconciliation, un îlot de verdure pour gens tristes et déprimés, pour handicapés et surdoués du sexe. Une galerie de personnages s’offre à nous. Sofia, la sexologue qui n’a jamais connu l’orgasme et simule le plaisir depuis des années, et son mari Rob. Severin, la maîtresse dominatrice. James, le cinéaste déprimé et son compagnon Jamie. Ceth, le mannequin homosexuel... Tous se croisent au Shortbus, dans l’espoir d’une espérance nouvelle, d’une vitalité retrouvée. Déprime post-11 septembre ? Individualisme latent ? Absence d’amour ? Shortbus se veut une exploration des principaux maux du siècle sur un mode tragi-comique.

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[…] Shortbus a indéniablement été une aventure cinématographique : trois ans de production et de préparation ; des fonds récoltés par annonce ou grâce au soutien de certains artistes (Moby entre autres) ; des ateliers d’improvisation afin de former les acteurs (tous des amateurs) ; une vie en collectivité... Une aventure qui porte en son sein une volonté de penser autrement le cinéma, et qui sous-entend également la présence d’un dispositif filmique, cette chose si rare et pourtant essentiel par laquelle « l’inventeur d’image » devrait toujours passer : ce que l’on pourrait contracter dans une double question : comment je filme (le poétique) ? Qu’est-ce que je filme (le politique) ? De dispositif, il serait mensonger de dire qu’il n’y en a pas, car John Cameron Mitchell sait ce qu’il veut filmer.

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[…] Il y a la volonté tenace dans ce film d’essayer de comprendre une parcelle d’humanité à travers le prisme de la sexualité. John Cameron Mitchell rêvait de faire un film sur le sexe qui ne soit ni porno, ni érotique. Mission accompli, Shortbus n’est ni voyeuriste, ni sensuel. Shortbus préfère la masturbation, les personnages aussi : couchée seule sur un banc, Sofia, l’éternelle frustrée, découvre enfin l’orgasme ! Il y a forcément quelque chose d’angoissant et de terriblement vain dans cette incapacité qu’ont les êtres de vivre autre chose que du sexe. Le sexe est la raison même de l’existence de Shortbus, ce qui devait constituer à la fois le point d’appui et le centre nerveux de l’impulsion narrative du film. […] Shortbus : cet espace promis à la vie et à l’échange n’est en réalité qu’une mise en scène artificielle, une belle supercherie qui enferme les personnages dans leur solitude. Chacun est embarqué dans son propre plaisir, l’autre se démultiplie et disparaît. On pense alors à Lévinas (De l’existence à l’existant, 1947) : « ce qu’on présente comme l’échec de la communication dans l’amour, constitue précisément la positivité de la relation : cette absence de l’autre est précisément sa présence comme autre. L’autre, c’est le prochain - mais la proximité n’est pas une dégradation ou une étape de fusion ». L’autre n’existe pas dans Shortbus, il n’est qu’une vaste illusion. […] (Nicolas Giuliani, critikat.com)

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Mise à jour le Mardi, 27 Avril 2010 23:47
 
Vacances !!!
Jeudi, 08 Avril 2010 00:11
Le CCC ne programme pas pendant les vacances scolaires !!!
RDV le mercredi 28 avril pour la reprise !!!
Mise à jour le Jeudi, 08 Avril 2010 00:13
 
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