| mercredi 6 janvier, menez l'enquête avec "Le Faucon matlais" |
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| Lundi, 04 Janvier 2010 01:48 | |||
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Le policier : What is it ? (Qu’est-ce que c’est)
Malheureusement, ce film n’a pas le succès escompté, principalement du fait d’une mise en scène qui est loin de coller au rythme du roman et une tendance trop marquée vers le côté érotique du livre. Warner persévère pourtant et sort, dés 1936, une nouvelle adaptation sous le titre « Satan Met a Lady », avec Bette Davis et Warren William. Mais là encore, c’est un flop, car le réalisateur William Dieterle amplifie trop le côté humoristique des personnages et des situations. Après ces deux échecs retentissants, le roman et ses droits partent dans un tiroir et n’auraient jamais dû en sortir.
C’est un jeune écrivain de pièces de théâtre et de scripts pour la Warner qui va tenter d’adapter le livre pour la troisième fois, qui sera aussi la bonne, en 1941. John Huston, poussé par Howard Hawks avec qui il a collaboré et qui a apprécié ses talents, se fait confier la réalisation d’une nouvelle version du ‘Faucon Maltais’. Mais les studios ne veulent pas prendre de risques et ne lui confient alors qu’un tout petit budget et une période de tournage courte. C’est ainsi qu’avec à peine 300 000 $ et deux mois de tournage deux stars vont éclore à Hollywood : John Huston et Humphrey Bogart. John Huston tourne ici son premier long métrage et va d’emblée s’imposer comme un formidable directeur d’acteurs et metteur en scène. Le manque de moyens le force à amplifier le côté intimiste et oppressant de ce roman noir en utilisant de petits décors. Mais il sait superbement jouer avec la caméra, s’inspirant des techniques de la vague de cinéastes allemands, dont Fritz Lang, qui ont fui l’Europe en guerre.
De son côté, l’acteur Humphrey Bogart a déjà fait parler de lui dans des seconds rôles de méchant, mais ici il incarne le rôle principal et parvient à saisir toute l’essence du personnage imaginé par Dashiell Hammett. Pour ne pas trahir ce roman une nouvelle fois, John Huston décide d’ailleurs de le suivre à la lettre, obéissant toutefois à l’ordre de son producteur Hal B. Wallis d’accélérer le rythme des dialogues. Pour ce film qui repose essentiellement sur l’atmosphère et la tension, il fallait aussi des acteurs hors pair. Mary Astor, qui a débuté dans le film muet avant de devenir une star ‘people’ à travers les frasques de sa vie privée, incarne à merveille la ‘femme fatale’ qui ne vit que par et pour le mensonge. Le ‘méchant’ du film est incarné par l’acteur de théâtre Sydney Greenstreet qui impose sa calme détermination grâce aux belles contre-plongées voulues par le réalisateur. Enfin, on remarquera le personnage énigmatique et précieux dont la sournoiserie ressemble à celle du serpent, superbement interprété par Peter Lorre, celui-là même qui incarnait le répugnant personnage de ‘M’ dans ‘M le maudit’ de Fritz Lang.
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| Mise à jour le Lundi, 04 Janvier 2010 01:59 |






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