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La Colline des hommes perdus

Sean Connery interprète de Sidney Lumet

Sidney Lumet
Encore trop souvent considéré comme un habile faiseur de "fictions de gauche, Sidney Lumet est pourtant l’auteur d’une œuvre très originale et abondante, que l’on ne cesse de redécouvrir avec un intérêt croissant depuis la sortie de son dernier film,
7h58 ce samedi-là (2007), lequel avait alors marqué le retour en grâce du cinéaste sur les écrans, après une période d’inactivité longue de sept années.
Décédé le 09 avril 2011, peu après la ressortie en salles de plusieurs de ses grands films des années 70 (Serpico, 1973 ; Un après-midi de chien, 1975 ; Network, 1976) et de quelques chef-d’œuvres oubliés (The Offence, 1972 ; A bout de course, 1988), Sidney Lumet aura signé 44 longs métrages réalisés sur plus d’un demi-siècle de carrière, lesquels composent une filmographie aussi dense que finalement méconnue, qui invite aujourd’hui au réexamen autant qu’à la réévaluation.
Cinéaste "de studio" au double sens du terme (il tourne pour les major companies et demeure l’un des maîtres du huis-clos depuis son premier film, Douze hommes en colère, 1957), Lumet est un insider qui n’a pourtant jamais cessé d’aller "dans le sens de la marge", que l’on considère ses protagonistes ou les choix d’écriture très audacieux qu’il est parvenu à imposer, y compris dans les cadres a priori les plus rigides. Particulièrement conscient de son statut au sein du système, Lumet l’aborde sans détours et de façon très pragmatique, par le truchement de la question du style notamment, à laquelle il consacre d’ailleurs un chapitre entier du livre qu’il écrit en 1995 et intitule sobrement Faire des films (Making Movies).
Si l’on a parfois reproché à Sidney Lumet d’être "trop difficile à reconnaître", c’est précisément en vertu de cette haute exigence qu’il place en son art, laquelle considère la manière non comme primat mais comme expérience unique, recherche perpétuelle et appropriation distinctive d’une matière, d’un sujet, d’un contenu choisi, élu. Le style, en somme, ce n’est pas l’homme, c’est le cinéaste au travail, dont la capacité d’expression ne saurait se confondre avec la simple volonté de revendication.
Youri Deschamps
(in
Sidney Lumet, dans le sens de la marge, Revue Eclipses, n° 48).

Sean Connery
Sean Connery st un acteur britannique, né le 25 août 1930 à Édimbourg (Écosse). Sean Connery accède brusquement à la célébrité lorsqu'il gagne un concours qui lui permet de jouer le rôle de James Bond ; il interprète donc le célèbre agent secret durant sept films jusqu'en 1971, la première fois dans James Bond 007 contre Dr No. Il a remporté de nombreux prix, dont un Oscar pour son rôle dans Les Incorruptibles en 1987, un BAFTA pour son interprétation du moine Guillaume de Baskerville dans Le Nom de la rose la même année, ainsi que deux Golden Globes. Fier de ses origines écossaises, il affiche publiquement son soutien à l'indépendantisme écossais.
Sean Connery a collaboré avec Sidney Lumet sur plusieurs films : drame antimilitariste avec La Colline des hommes perdus (1965), satire noire sur le Watergate avec Le Dossier Anderson (1971), suspense divertissant avec Le Crime de l'Orient-Express (1974) et comédie dramatique avec Family Business (1989).
The Offence (1973) marque le sommet de leur collaboration. La noirceur totale du film et son traitement radical poussent les distributeurs à annuler la sortie française. Le film est lentement devenu culte et, après des années de purgatoire, est finalement sorti en salle en France presque 35 ans après sa réalisation.

La colline des hommes perdus

(The Hill, Sidney Lumet, USA - 1965)

Mercredi 5 février 2014 à 20h

Salle Juliet Berto - Grenoble        

Sergent-Major Wilson :
" Then there’s the Commandant. The Commandant signs bits of paper.

He’d sign his own death warrant if I gave it to him."              

La Colline des hommes perdus est très représentatif du cinéma de Sidney Lumet et de ses thématiques fétiches. Dans plusieurs de ses films, le réalisateur met en scène la confrontation, souvent extrêmement tendue, entre un ou plusieurs individus au sein d’un système plus ou moins perverti et déséquilibré. Dans l’étonnement visionnaire Network, il s’agit de la télévision ; dans Serpico et Le Prince de New York, de la police ; dans Douze hommes en colère, son premier film, de la justice. Ici, il s’agit de l’armée.[...]
La trame de La Colline des hommes perdus repose donc sur les rapports entre les prisonniers et les militaires qui dirigent le camp; rapports que Sidney Lumet met en scène dans un quasi huis clos, avec une inventivité et une efficacité qui renforcent le propos et permettent en outre d’échapper au piège du « théâtre filmé ».[...]
Le metteur en scène utilise ainsi plusieurs effets de réalisation pour exprimer l’enfermement, la sensation d’étouffement, le vertige, la tension, voire la folie ambiante. Utilisation fréquente de gros plans ; caméra subjective représentant le point de vue des prisonniers ; découpage parfois très prononcé, comme lorsque Roberts se rend à la pseudo visite médicale. Dans cette très courte séquence s’enchaînent en effet six ou sept plans montrant successivement Roberts, Williams et Wilson ; montage préfigurant clairement les relations conflictuelles qui vont se développer entre ces trois personnages. A plusieurs reprises, Lumet exprime les différents rapports de pouvoir par sa manière de positionner la caméra : dans l’une des premières scènes, il cadre intelligemment Harry Andrews en contreplongée pour montrer sa position dominante au sein du camp. Il fera d’ailleurs exactement l’inverse vers la fin du film, cadrant le même personnage en plongée à un moment où son influence est mise à mal. Cette prise de vue en contreplongée exprime son pouvoir et son autorité.
Parallèlement, Lumet exprime l’impact et la violence de Williams en le faisant surgir brusquement dans le champ, ou encore en le cadrant en premier plan, son visage dévorant littéralement l’image – ce qui ne manque pas d’exprimer le pouvoir nuisible qu’il représente. Le réalisateur fait ainsi preuve d’une grande habileté dans sa manière de souligner, à travers les angles de vue et le montage, les rapports entre les différents personnages et leurs évolutions au cours du film.
Lumet utilise remarquablement bien le décor pour concevoir des plans symboliques qui illustrent le propos, réaffirmant son talent pour mettre en scène les rapports de force entre des individus prisonniers d’un système gangréné par la folie, le cynisme ou le non-sens ; talent qu’il démontrera par la suite bien des fois dans sa carrière.
Grâce à un scénario bien construit, à des personnages consistants servis par d’excellents comédiens et à une réalisation et un montage extrêmement précis et expressifs, La Colline des hommes perdus maintient une tension dramatique progressive et constante. L’une des réussites indéniables de son auteur.[...]
La photographie de La Colline des hommes perdus est signée Oswald Morris. Cet excellent chef opérateur britannique a travaillé entre autres sur Moby Dick, Le Piège et L’Homme qui voulut être roi de John Huston (avec Sean Connery). Bien que non crédité, il a apparemment également participé à la photo de Reflets dans un œil d’or, du même réalisateur. Morris est aussi l’auteur de la photographie de L’Espion qui venait du froid, le très bon film d’espionnage de Martin Ritt avec Richard Burton, et du célèbre Lolita de Stanley Kubrick.
Olivier Bitoun [www.dvdclassik.com]

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The Offence

Sean Connery interprète de Sidney Lumet

Sidney Lumet
Encore trop souvent considéré comme un habile faiseur de "fictions de gauche, Sidney Lumet est pourtant l’auteur d’une œuvre très originale et abondante, que l’on ne cesse de redécouvrir avec un intérêt croissant depuis la sortie de son dernier film, 7h58 ce samedi-là (2007), lequel avait alors marqué le retour en grâce du cinéaste sur les écrans, après une période d’inactivité longue de sept années.
Décédé le 09 avril 2011, peu après la ressortie en salles de plusieurs de ses grands films des années 70 (Serpico, 1973 ; Un après-midi de chien, 1975 ; Network, 1976) et de quelques chef-d’œuvres oubliés (The Offence, 1972 ; A bout de course, 1988), Sidney Lumet aura signé 44 longs métrages réalisés sur plus d’un demi-siècle de carrière, lesquels composent une filmographie aussi dense que finalement méconnue, qui invite aujourd’hui au réexamen autant qu’à la réévaluation.
Cinéaste "de studio" au double sens du terme (il tourne pour les major companies et demeure l’un des maîtres du huis-clos depuis son premier film, Douze hommes en colère, 1957), Lumet est un insider qui n’a pourtant jamais cessé d’aller "dans le sens de la marge", que l’on considère ses protagonistes ou les choix d’écriture très audacieux qu’il est parvenu à imposer, y compris dans les cadres a priori les plus rigides. Particulièrement conscient de son statut au sein du système, Lumet l’aborde sans détours et de façon très pragmatique, par le truchement de la question du style notamment, à laquelle il consacre d’ailleurs un chapitre entier du livre qu’il écrit en 1995 et intitule sobrement Faire des films (Making Movies).
Si l’on a parfois reproché à Sidney Lumet d’être "trop difficile à reconnaître", c’est précisément en vertu de cette haute exigence qu’il place en son art, laquelle considère la manière non comme primat mais comme expérience unique, recherche perpétuelle et appropriation distinctive d’une matière, d’un sujet, d’un contenu choisi, élu. Le style, en somme, ce n’est pas l’homme, c’est le cinéaste au travail, dont la capacité d’expression ne saurait se confondre avec la simple volonté de revendication.
Youri Deschamps (in Sidney Lumet, dans le sens de la marge, Revue Eclipses, n° 48).

Sean Connery
Sean Connery st un acteur britannique, né le 25 août 1930 à Édimbourg (Écosse). Sean Connery accède brusquement à la célébrité lorsqu'il gagne un concours qui lui permet de jouer le rôle de James Bond ; il interprète donc le célèbre agent secret durant sept films jusqu'en 1971, la première fois dans James Bond 007 contre Dr No. Il a remporté de nombreux prix, dont un Oscar pour son rôle dans Les Incorruptibles en 1987, un BAFTA pour son interprétation du moine Guillaume de Baskerville dans Le Nom de la rose la même année, ainsi que deux Golden Globes. Fier de ses origines écossaises, il affiche publiquement son soutien à l'indépendantisme écossais.
Sean Connery a collaboré avec Sidney Lumet sur plusieurs films : drame antimilitariste avec La Colline des hommes perdus (1965), satire noire sur le Watergate avec Le Dossier Anderson (1971), suspense divertissant avec Le Crime de l'Orient-Express (1974) et comédie dramatique avec Family Business (1989).
The Offence (1973) marque le sommet de leur collaboration. La noirceur totale du film et son traitement radical poussent les distributeurs à annuler la sortie française. Le film est lentement devenu culte et, après des années de purgatoire, est finalement sorti en salle en France presque 35 ans après sa réalisation.

The Offence

(Sidney Lumet, USA - 1972)

Mercredi 12 février 2014 à 20h

Salle Juliet Berto - Grenoble

The Offence est peut-être le premier grand film de Sidney Lumet. Certes, il a déjà plus de vingt ans de carrière comme réalisateur. Certes, il a signé quelques films marquants comme Douze hommes en colère, L’Homme à la peau de serpent ou La Colline des hommes perdus. Mais malgré ses évidentes qualités de cinéaste, c’est avec ce film que son style se déploie véritablement et que ses thématiques d’auteur se cristallisent. C’est après ce film qu’il va enchaîner ses chefs-d’œuvre : Serpico (la même année), Un après midi de chien, Network, Le Prince de New York... Pourtant, paradoxalement, ce projet n’est pas le sien. C’est Sean Connery (qui a déjà tourné deux fois pour Lumet dans La Colline des hommes perdus et Le Gang Anderson) qui en est l’instigateur. Bien conscient du danger de se laisser enfermer dans le rôle de James Bond, il n’a de cesse de chercher dans le cinéma indépendant ou chez des auteurs confirmés des espaces de liberté : La Colline des hommes perdus (1965) donc, mais aussi Marnie (Hitchcock, 1964) ou encore The Molly Maguires (Martin Ritt, 1970). [...]
C’est peu dire que Sean Connery se révèle époustouflant dans le rôle d'un policier hanté par vingt années de plongée en apnée dans le monde du crime. L’acteur a souvent déclaré que l'inspecteur Johnson était son meilleur rôle et, si l'acteur a par ailleurs très souvent montré l'étendue de son talent, on est tenté d'abonder dans son sens tant sa prestation toute en tension, en douleur intérieure, en fêlure, est proprement hallucinante.
Si Sean Connery porte le film de bout en bout (il est de quasiment tous les plans), s’il est à l’origine du projet,
The Offence rejoint constamment les grandes lignes du cinéma de Sidney Lumet. Ainsi, la question de la recherche de la vérité a toujours été au cœur de son cinéma, et ce dès Douze hommes en colère où le jeune accusé sortait d'un cinéma avant d'être arrêté... ou comme Baxter dans ce film. Une quête rendue impossible par la multiplicité des points de vue, par la complexité du monde, de la société et des hommes. Il n’y a jamais de vérité unique chez Lumet, la frontière entre le bien et le mal est forcément brouillée, les apparences trompeuses... vision du monde profondément humaniste qui s’exprime magistralement dans The Offence. Lumet joue constamment sur l'indécision, le doute : Baxter est-il bien le violeur ? Johnson serait-il un schizophrène criminel ? Quelle est la part de réalité et de fantasme dans ce qui nous est donné à voir ? Lumet ne résout pas complètement les pistes ainsi ouvertes. Il laisse le doute s'insinuer en nous, provoquant ainsi un sentiment de profond malaise, nous laissant dans une position inconfortable accentuée par le fait que chaque personnage est un coupable. Non pas coupable d'un crime, mais coupable de l'échec de sa vie ou de celle de son entourage (voir à ce titre la séquence profondément dérangeante et d'une violence psychologique tétanisante où Johnson se confronte à son épouse).
Sidney Lumet mène le film avec une immense intelligence, jouant sur le réalisme des lieux, sur une attention constante portée au quotidien, tout en ponctuant le récit d'inserts visuels violents et en défragmentant le montage de manière quasi expérimentale. Il nous donne l'impression d'un film en morceaux à l'image de la psyché de son héros qui tombe en lambeaux. On à l'impression d'un film fissuré, l'impression d'être devant une toile tendue qui menacerait à tout moment de se déchirer et de laisser s'échapper la colère, la folie, la haine de Johnson. Ce lien entre la toile de l'écran et le cerveau de Johnson est l'une des grandes réussites de The Offence, polar poisseux qui colle longtemps à notre rétine. C'est un film malade, au sens où il est contaminé par la folie de son personnage principal. Une folie à laquelle le spectateur est directement confronté, folie à laquelle il n'est jamais extérieur. Lumet ne décrit pas un cas clinique, il nous fait partager par le biais de sa mise scène la sensation d'une humanité qui s'effrite à trop côtoyer le mal.
Olivier Bitoun [dvdclassik.com. Voir l'article complet dans le fichier téléchargeable].

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A Scanner Darkly

A Scanner Darkly

(Richard Linklater, USA - 2006)

Mercredi 19 février 2014 à 20h

Salle Juliet Berto - Grenoble

En partenariat avec la Biennale CINEDUC 2014

Le programme complet de la 5è Biennale CINEDUC "Réinventer, au cinéma"
du 18 au 23 février 2014 est en fichier téléchargeable ci-dessous.

« Substance D... D.... D is for Dumbness and Despair and Desertion.
The desertion of your friends from you, you from your friends,
everyone from everyone.
Isolation and loneliness and hating and suspecting each other.
D is finally Death. Slow Death. From the head down. 
»

Richard Linklater : « En quoi la SF est devenue réelle. »
L’idée était de m’interroger, comme K. Dick, sur ce qu’est la réalité, mais aussi de réfléchir à ce qui, de la science fiction, est devenu réel aujourd’hui : Big Brother, les caméras de surveillance, les réseaux de traffic de drogue liés aux intérêts d’Etat. […]

Narration et schizophrénie. Le film est entièrement répété et tourné en prise de vues réelle, avec des acteurs connus, puis « refait », pusiqu’on peint par-dessus. Donc dans la fabrication, cela équivaut à faire deux films. Ce n’est pas indifférent, évidemment, puisque dans Substance mort, la nouvelle de Philip K. Dick, l’identité du personnage de Bob alias Fred (Keanu Reeves) est un véritable kaléidoscope : c’est un agent des stups qui se fait passer pour quelqu’un d’autre pour enquêter, mais lui-même, parce qu’il se drogue, souffre du dédoublement de la personnalité… Ce qui m’intéréssait, c’était de rendre cinématographique de cette dissolution de l’identité, par exemple le flash-back sur la famille de Bob, qui n’est peut-être qu’un hallucination. Or un film d’animation réalisé de cette manière, ça paraît presque réel, mais l’autre partie de votre cerveau sait que c’est peint. C’est cette contradiction permanente, cette gymnastique du cerveau qui m’intéréssait.[…]
Entretien paru dans Les Cahiers du cinéma, n° 615 (Septembre 2006), p. 27.

D, ce pourrait être aussi pour « Dream » (rêve) tant A scanner darkly, dans toute l’inconstance de ses traits, semble perpétuer la fascinante mélancolie de l’inconscient. Loin de n’être qu’une habile technique déployée avec ruse, Richard Linklater a bel et bien réalisé un des plus intéressants films de science-fiction de ce siècle, adapté de façon personnelle et imaginative mais aussi, pour la première fois, fidèle, de l’œuvre de K. Dick.
D, ce pourrait être aussi pour Doute tant le film poursuit une réflexion complexe sur l’image cinématographique critique et expression du doute, sous ses formes les plus psychotiques et paranoïaques. Ce doute, paradoxal puisque s’exprimant plastiquement comme esthétiquement par des principes constants et inéluctables (constance qui aura parfois épuisé ou lassé les journalistes cannois), fera de A scanner darkly le digne héritier de Kafka (comme on aime à le comparer à K. Dick). La recherche par l’individu d’une place dans la société se transformera peu à peu en quête identitaire levant le voile sur l’isolation, le désespoir, la solitude du monde moderne.
A Scanner darkly n’est donc pas un film de science-fiction, ni un brûlot contre les drogues, mais une quête existentielle, maquillée par le drame et la comédie, qui remonte à l’origine de l’homme, à l’image du titre du film. Celui-ci prend source dans la première épître de Paul aux Corinthiens dans le Testament (Chap. 13, verset 12) : « Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir d’une manière obscure (“we see in a mirror darkly”), mais alors nous verrons face à face. » Le film est donc cette réflexion sur l’image, le miroir, le reflet, la réalité, l’identité, Dick interrogeant la prémonition de Paul : Peut-on voir au-delà du miroir ? Ou à travers celui-là ? Faut-il briser le miroir ? Ou briser l’image même ?
[Extrait de l'article de Daniel Dos Santos en fichier téléchargeable ci-dessous] 

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Soirée "Court Après Tes Rêves"

Court Après Tes Rêves est heureux de vous inviter à sa soirée diffusion de courts métrages en partenariat avec le centre culturel cinématographique de Grenoble, le 26 février à 20h.

Venez découvrir les nouvelles réalisations de l'association, de nos partenaires et de nos adhérents réalisés en 2013. A cette occasion, nous rediffuserons aussi des courts métrages des années précédentes.
En présence des réalisateurs et de leur équipe, venez vous émouvoir, rire, et partager un moment convivial.

Le lieu de projection est la salle Juliet Berto, face au théâtre municipal de Grenoble. Les portes ouvriront à partir de 19h45. N'hésitez pas à faire passer l'information autour de vous.
Entrée libre.


En espérant vous retrouver le 26 février.

L'équipe Court Après Tes Rêves

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