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Le couteau dans l'eau

Mercredi 13 mai 2015, 20h
Regards vers l'Est (1)
Le couteau dans l'eau / Noz w wodzie
[Roman Polanski (Pologne - 1962)]
Cinéma Juliet-Berto (Place Saint-André, Grenoble)

ROMAN POLANSKI, principes d’incertitude
1962, Roman Polanski a 29 ans. Quinze longs-métrages de cinéma l’attendent…au minimum. Le premier d'entre eux affiche sa modernité, aussi désinvolte que construite, aussi spontanée que composée. Le couteau dans l'eau, co-écrit par Skolimowski, frère de Lodz, frappe par son économie de moyens. Deux hommes et une femme sur un bateau, un couteau passant de main en main pour aiguiser le suspens, et le tour est joué. Photo en noir et blanc, inventivité constante du cadre, maîtrise de l'espace clos (et extérieur), la rigueur de Polanski impressionne d'autant plus qu'elle ne se prend jamais au sérieux. Le couteau dans l'eau introduit dans son intrigue un troisième larron pour tendre encore davantage les rapports humains. Un étudiant auto-stoppeur libre comme l'air s'immisce dans la cage dorée d'un couple embourgeoisé. Sans le faire imploser, il le déstabilise et le remet en question. Pour dépeindre la violence ou la sexualité, Polanski use du même procédé. L'une et l'autre sont pratiquement élidés, pour mieux être mis en valeur. L'érotisme des corps semi-nus débouche pendant les deux-tiers du film sur une frustration (pas de passage à l'acte !) qui finit par prendre forme…hors-champ. Polanski n'a pas besoin de montrer Krisztina faisant l'amour avec son amant tant l'intensité sensuelle qui prévalait jusque-là, a décuplé l'effet attendu.[…]
Dans ce contexte réaliste, le fantastique s'immisce naturellement. C'est l'une des caractéristiques majeures du cinéma de Roman Polanski.
L’insistance sur un détail visuel ou sonore peut déboucher sur l’étrange : des enfants jouant en bas d'un immeuble, un orchestre de rue, le bruit d'un frigidaire ou l'eau qui goutte d'un robinet, tous ces éléments banals paraissent soudain transfigurés dans le contexte du film. Ils inquiètent.
Bernard PAYEN, rédacteur en chef d'Objectif Cinéma. [http://www.roman-polanski.net]

Un huis clos initiatique.
Pologne, début des années 60. Un couple de bourgeois invite un jeune auto-stoppeur à passer le week-end sur son yacht... Ce premier long métrage de Roman Polanski est l'oeuvre d'un cinéphile passionné. Deux hommes, une femme et un bateau lui suffisent pour faire sourdre une menace hitchcockienne sur une eau dormante. Et pour retrouver, par la sophistication de ses plans, la violence sexuelle latente d'un Mankiewicz ou d'un Kazan adaptant Tennessee Williams. Cette virtuosité sert des intentions multiples. Il y a la critique transparente d'un régime socialiste favorisant les privilèges qu'il était censé abolir. Et, au-delà, celle de l'embourgeoisement, que ce soit dans le couple ou dans le confort matériel. C'est, avant 68, le procès de la société de consommation. C'est, avant Pierre Bourdieu, celui de la domination masculine. Sauf que Polanski, lui, semble déjà sans illusions. Le jeune rebelle qu'il met en scène est fasciné par la puissance de l'homme arrivé. L'incartade féminine restera sans lendemain, et l'ordre conjugal et bourgeois, indépassable. En ce sens, le film rend compte d'un terrible processus de dressage.
Louis Guichard [Télérama, 15 janvier 2011]

A cause d'un assassinat

Mercredi 6 mai 2015, 20h
Théorie du complot ? (3)
A cause d'un assassinat / The Parallax View
[Alan J. Pakula (USA - 1974)]
Cinéma Juliet-Berto (Place Saint-André, Grenoble)

Un sénateur est assassiné lors d’un meeting. Les conclusions de l’enquête désignent un déséquilibré, mort après son acte, comme seul responsable. Mais trois ans plus tard, les témoins du drame meurent un à un dans des circonstances mystérieuses.
Les investigations d’un petit journaliste pugnace l’amènent à découvrir l’existence d’une société secrète, Parallax, qui recrute et conditionne des tueurs pour des crimes politiques. Chef-d’œuvre d’Alan J. Pakula et d’un sous-genre important du cinéma américain des années 70, le thriller paranoïaque, À cause d’un assassinat (The Parallax View, 1974) fait partie des nombreux films directement inspirés par l’assassinat du président Kennedy à Dallas et de son frère Robert à Los Angeles. Alan J. Pakula a réalisé À cause d’un assassinat entre Klute et Les Hommes du président. Ces trois films remarquables sont autant de variations autour du thème du complot, criminel, politique, imaginaire ou réel. Tandis que Les Hommes du président relate sur le mode journalistique le scandale du Watergate, et que Klute privilégie la piste psychologique et l’étude de caractères, À cause d’un assassinat choisit l’option de la science-fiction et du fantastique, qui évoque même les premiers « gialli » de Dario Argento. Ce film froid et désespéré est un modèle de fiction hitchcockienne (La Mort aux trousses, avec sa prolifération de décors), usant de rebondissements feuilletonesques et de virtuosité maniériste pour dresser un constat implacable sur le désarroi moral des États-Unis.
La mise en scène est magnifique et Warren Beatty, grand acteur sous-estimé, absolument génial. Pakula réussit un film dissonant à l’extrême stylisation de la mise en scène et de la photographie (signée Gordon Willis), objet abstrait et désenchanté qui dialogue avec Conversation secrète de Coppola, sorti la même année. Le film forme d’ailleurs avec Conversation secrète et Blow Out de De Palma un triptyque idéal sur l’obsession du complot. Pakula qui avait commencé sa carrière comme producteur associé sur sept films avec le cinéaste Robert Mulligan n’a jamais retrouvé une telle inspiration pour la suite de sa filmographie.
OLIVIER PÈRE. Présentation du film sur la chaîne ARTE.

De tout temps, les cinéastes de la patrie de l’Oncle Sam n’ont jamais eu d’égal pour oser s’attaquer à la critique de leur propre gouvernement, et plus spécifiquement, dès que le film d’investigation et le thriller parano, valeurs sûres par excellence, osaient travailler ensemble. Reste que deux cinéastes emblématiques, récemment disparus, ont su élever l’association de ces deux genres vers des cimes encore infranchissables. D’une part, le brillant Sydney Pollack, à travers une flopée de thrillers marquants (Les trois jours du Condor, L’interprète, La Firme…) qui auront offert au film politique ses plus belles heures de gloire. D’autre part, et peut-être de façon plus éclatante, le trop méconnu Alan J. Pakula, que le succès de Klute et des Hommes du Président aura définitivement intronisé comme cinéaste majeur et engagé. Formant avec les deux films précités un ensemble qu’il est permis de surnommer la « trilogie de la conspiration », où la recherche d’une vérité souterraine et cachée ouvrait la voie à un hallucinant vertige scénaristique, A cause d’un assassinat est sans aucun doute l’œuvre qui aura le mieux formulé cette description d’un hypothétique complot secret et invisible, mis en place par des puissances politiques aussi incertaines qu’occultes. Plus que jamais, mieux que quiconque, Pakula est resté imbattable dans l’approche du non-dit et la mise en scène de l’indicible.
GUILLAUME GAS [http://www.courte-focale.fr/cinema/analyses/a-cause-dun-assassinat/]

The assassination of Richard Nixon

Mercredi 29 avril 2015, 20h
Théorie du complot ? (2)
The Assassination of Richard Nixon
[Niels Mueller (USA - 2004)]
Cinéma Juliet-Berto (Place Saint-André, Grenoble)

Certains films laissent une empreinte. Sorte de trace indélébile dans le coeur, marquant à tout jamais l'idée que l'on peut se faire du cinéma. "The Assassination of Richard Nixon" est de ceux là. Un film étrange, fascinant d'inquiètude, de mystère, à la fois cruel, sordide, sombre et mélancolique. Mais dans lequel subsiste un espoir. Celui d'un homme qui veut refaire la société. Un homme qui rêve d'un monde meilleur, sans mensonge, sans amertume. Cet homme, c'est Sam Bicke.
Rapidement, le film étonne. Il surprend par sa mise en scène, discrète, légère, doublée d'une grande douceur. Un rythme assez lent, et un calme apparent des plus inquiétants. Le film de Niels Mueller carresse le spectateur, d'une drôle d'impression. A mi chemin entre un drame psychologique, toujours en retenue, et un film plus direct, inspiré d'une histoire vraie. Mais là ou le film prend une tournure intéressante, c'est justement dans le parti pris formel du cinéaste, d'utiliser en permanence, une sorte de distance entre l'action et la pensée du personnage. Effectivement, Sam Bicke, est un homme troublé, et troublant. Vendeur à la gomme dans une boutique de meubles. Peu rassurant, peu sûr de lui, il éprouve des difficultés à renouer avec un passé plus glorieux. Sorte d'homme perdu dans un présent sans véritable avenir, il vit de son job et semble s'en satisfaire. Du moins, en apparence.
Le cinéaste parvient avec beaucoup de classe, et une grande sobriété, à installer un climat d'opression constante. Il vole au dessus de Sam Bicke, le doute. L'identité bafouée d'un homme qui rêve d'une autre vie. Va naître alors en lui, l'idée morbide qui changera sa vie à jamais. Tuer le mensonge, effacer l'homme à la toute puissance d'une société qui dérape. Le président Richard Nixon, alors plongé dans le scandale du Watergate.
Le cinéaste confond presque les époques, et il plane au dessus de sa première oeuvre, présentée en 2004 dans la section parallèle du festival de Cannes "Un certain regard", une étonnante sensation d'insécurité post-11 septembre. Comme une manière d'apporter de la modernité, à une forme de classicisme.
Le jeu tout en nuance de Sean Penn, apporte sans doute, sa pierre à l'édifice. Magnifique de naturel, de classe, de subtilité. L'acteur déroule son jeu sans en faire de trop. Toujours en parfaite osmose avec la ligne directrice d'un metteur en scène prometteur.
Le film s'inscrit dans un genre particulier. A la croisée d'un cinéma indépendant américain, plein de promesse, recherchant l'audace et la créativité, et d'un cinéma grand public, tourné de manière à toucher, interpeller le spectateur, d'une manière plus subtile et réfléchie que la plupart des oeuvres dites de "genre". En somme, un cinéma commercial intellectuel. Une histoire vraie sans mélo, qui n'esquisse ni larmes forcées, ni émotion perverse. Toujours juste, sobre et simpliste, "The Assassination of Richard Nixon" marque le retour du cinéma public, à l'échelle du microcosme. Ni voyeuriste, ni extravagant.
C'est surtout, une remarquable ascension vers la folie. Une lente chute aux enfers, provoquée par la quotidienneté d'une vie. Société du mensonge, dirigée par les hautes instances. Des hommes de paroles, plus que de terrain, qui balayent d'un coup de main, l'opinion publique.
A base de discours télévisés, de débats, de meeting, les politiques attaquent la réflexion. Ils privent le citoyen de sa liberté de penser, ou d'agir comme il lui semble. Le regard de la société est détourné, noyé dans les paroles et les promesses d'une vie meilleure. Sam Bicke, derrière son visage marqué par l'incertitude, a compris depuis longtemps déjà, l'enjeu de sa démarche. De sa propre réflexion personnelle. Mettre fin à l'image de la politique sécurisante, pour montrer la face cachée des mensonges.
Dans son dernier quart d'heure, le film se réveille d'une étonnante façon. Après l'apparente décontraction du personnage, arrive le moment de mettre à execution, son plan morbide. Et la retenue du film, pendant plus d'une heure, laisse place à la sauvagerie. Non moins psychologique, que réellement physique, on y voit l'homme incertain, pris d'une étonnante certitude. Une grande confiance, sourire aux lèvres, dernier rampart de son chemin de traverse. Dernière étape de sa réflexion.
La folie de Bicke, ressemble à celle incarnée il y'a plusieurs années par De Niro dans "Taxi Driver". La ressemblance est quasi frappante. Le cinéaste lui, en revanche ne ressemble en rien à Scorsese. Plus contemplatif, son film n'a d'action que dix minutes. Le reste n'est que le parcours observateur d'un monde plus intelligent que la société elle même.
Lente descente aux enfers, chemin psychologique emprunté par un homme, défendant une cause qui lui semble juste. "The Assassination of Richard Nixon" est en fait l'inverse de son titre. C'est l'assassinat psychologique d'un homme qui rêve de mourir en effaçant le mensonge d'une société en plein déclin. Ce n'est pas la mort de l'homme qui lui semble primordiale, mais celle de la tourmente, et de l'aveuglement collectif.
Un film distancié, habile, juste.
[http://actee.canalblog.com/archives/2007/04/29/4775572.html

Les trois jours du Condor

Mercredi 22 avril 2015, 20h
Théorie du complot ? (1)
Les trois jours du Condor / The Three days of the Condor
[Sydney Pollack (USA - 1975)]
Cinéma Juliet-Berto (Place Saint-André, Grenoble)

"Je fais des films pour essayer d’explorer les deux côtés d’une question dont j’ignore la réponse.
Et parce que je peux essayer de découvrir la vérité de ce qui devrait être.
Et quand ça marche bien, les deux vérités sont là
." Sydney Pollack.

Ce thriller a une étonnante résonance aujourd'hui. A l'époque, c'est l'engagement politique personnel de Robert Redford, notamment dans la lutte contre le pouvoir des compagnies pétrolières, qui le fit s'intéresser au scénario des Trois Jours du Condor. Il y joue un romancier embauché par la CIA pour décrypter des romans contenant des messages secrets, jusqu'au jour où une de ses découvertes referme sur lui une machination mortelle. Laquelle est commanditée par... la CIA, pour protéger la politique étrangère américaine. 

Accrochez-vous à votre siège : dès les premières images, l'ennemi est partout, invisible, aux aguets. La traque a déjà commencé ! Juste après l'excellent thriller Yakusa avec Robert Mitchum, Sydney Pollack fait monter la tension d'un cran avec ce film d'espionnage à la sauce seventies. Musique funky de série policière, sexe décomplexé, plus tous les ingrédients du genre : suspense haletant, agents troubles, retournements de situation et séduction à la dure. En jouant sur le thème du complot en haut lieu, le film touche une corde sensible chez les Américains au milieu des années 70, quelque peu méfiants à l'égard des autorités depuis le Watergate. Dans le rôle du (beau) grain de sable qui grippe la machine, Robert Redford est l'homme à abattre. Certes, il n'est pas forcément crédible en rat de bibliothèque qui se transforme un peu vite en grand maître de l'espionnage. Mais on se gardera bien de le lui reprocher, histoire de ne pas se gâcher le plaisir de le voir manoeuvrer et démasquer les méchants. Des méchants qui, comme dans tout bon film d'espionnage, sont parfois difficiles à distinguer des gentils... Les trois jours du Condor fut nominé en 1975 pour l'Oscar du meilleur montage mais fut devancé par Les dents de la mer. Sydney Pollack se rattrapa dix ans plus tard avec Out of Africa, toujours avec Robert Redford, qui en rafla sept.
Présentation du film par la Chaîne ARTE (24 janvie 2010).

Le Baiser de la femme araignée

Mercredi 8 avril 2015, 20h
Le baiser de la femme araignée / Kiss of the Spider Woman
Hector Babenco (Brésil - 1984)
Salle Juliet-Berto (Place Saint-André, Grenoble)
En partenariat avec le 15è Festival " Vues d'en face "

« Ce film possède, du début à la fin, l'étoffe des grands chefs-d'oeuvres. C'est une toile de celluloïd. »
The New York Times.
« Hector Babenco a réalisé une oeuvre curieuse, intelligente, étonnante, déroutante, digne et poignante.» 
Excessif.com.

William Hurt: Oscar du Meilleur acteur
et Prix d'Interprétation masculine au Festival de Cannes 1985.

Le Baiser de la femme araignée est de la trempe de ces films cultes qui font partie de notre mémoire collective, de notre histoire, de notre identité, au même titre que des chefs-d’œuvre comme Théorème, Querelle ou Torch Song Trilogy.
Dans une prison d’un pays d’Amérique latine, Valentino, militant politique (Raoul Julia) et Molina, un homosexuel travesti (époustouflant William Hurt), deux personnages isolés dans leurs idéaux, vivant deux réalités différentes, sont enfermés dans la même cellule. Les longues heures de la journée sont rythmées par les cris des détenus passés sous la torture des gardiens. Pour fuir la peur et l’ennui, Molina s’évade par les songes et rêve de l’âge d’or du cinéma. Tous les jours, il raconte en détail à son codétenu l’histoire d’un film d’espionnage romantique de l’époque de l’UFA qui avait bercé son enfance. Molina se la joue Zarah Leander et semble s’identifier à l’héroïne de cette histoire d’amour, de trahison et de mort.
Molina n’est-il pas en train d’inventer cette histoire ? N’est-il pas en réalité en train de la vivre et de la construire ? Cette histoire de femme araignée n’est-elle pas tout simplement sa propre histoire ? Prisonniers de leurs conditions, de leurs désirs, en dépit des tentatives de manipulation des gardiens, le révolutionnaire marxiste et l’homosexuel efféminé vont apprendre à se connaître, s’apprivoiser, s’entraider, s’aimer. Mais tout cela n’est–il pas un jeu de dupes ? Chacun ne voit-il pas à travers l’autre le moyen de s’assurer la liberté ?
Film carcéral onirique et labyrinthique (on pense souvent à Brazil de Terry Gilliam ou à Birdy d’Allan Parker), mais aussi vrai film politique, théâtre de la tragédie humaine à l’ambiguïté vénéneuse, Le Baiser de la femme araignée tutoie plus d’une fois le sublime. Adapté brillamment par le Brésilien Hector Babenco du roman éponyme de l’Argentin Manuel Puig, spécialiste des techniques littéraires expérimentales, le film est présenté pour la première fois à Cannes dans la sélection officielle en 1985. William Hurt y obtient le prix de la meilleure interprétation masculine. Le film est revenu à Cannes en 2010 dans la sélection Cannes Classics, vingt-cinq ans tout juste après sa première présentation au Festival, dans une copie flambant neuve. Une reconnaissance méritée pour un film désormais classique.
Ivan Mitifiot, 5 février 2015.
[http://www.heteroclite.org/2015/02/le-baiser-de-la-femme-araignee-babenco/]

Titus

Mercredi 1er avril 2015, 20h
Titus [Charlie Cattrall (GB - 2013)]
Salle Juliet-Berto (Place Saint-André, Grenoble)

Prix du public au Festival du Film Britanique de Dinard
Attention: ce film est inédit en salle

Titus, jazzman afro-américain, dépérit à Londres chez une amie, séparé de son amour, son saxophone alto. C'est alors que Jessica entre dans sa vie pour mettre, pendant un temps, ses démons en sommeil. Titus nous plonge dans une histoire poétique, la rédemption d'un homme n'ayant connu que l'enfer. Il modernise le couple "film noir et blanc et jazz" pour le plaisir des yeux et des oreilles.
Le jazz, forcément ! Derrière l'histoire dramatique du scénario, il y a une magnifique invitation à l'écoute musicale. Certaines scènes sont portées par la musique. Paradoxalement, l'on peut savourer certains moments du film les yeux fermés. Mais ce serait dommage au vu de subtilité des angles de vues choisis lors de la réalisation.

Note: Le film n'ayant pas encore eu de distribution en France, on peut lire une critique du film lors de sa programmation au Raindance Film Festival (GB), et une interview de Charlie Cattrall sur la genèse du film dans les fichiers téléchargeables ci-dessous.

 

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